+33 04 97 10 07 10 Lun-Ven: 9.00 - 19.00 - Sam: 9:00 - 17:00

Dentisterie



Nicolas GIRARD, Docteur Vétérinaire

DipEVDC, spécialiste en dentisterie vétérinaire

EBVS® European Specialist in Veterinary Dentistry

Ancien consultant de l’Ecole Nationale Vétérinaire d’Alfort

Membre de la Société Européenne de Dentisterie Vétérinaire (EVDS)

 

Federica FIETTA, Docteur Vétérinaire

Résidente du collège européen de dentisterie (EVDC)

 

Rendez-Vous

 

Du lundi au samedi en fonction des semaines, toute l’année

Consultations de dentisterie, chirurgie orale et maxillofaciale, stomatologie, otologie, rhinologie, affections des glandes salivaires (Dr Nicolas GIRARD, Dr Federica FIETTA) :

Les RDV durent généralement 30 minutes. L’animal doit être à jeun (12h). Il peut boire jusque 3h avant l’examen.

Les admissions sont reçues le matin entre à 08h30 et 10h30, les animaux étant rendus le soir entre 17 et 18h sauf hospitalisation.

Les suivis et consultations sans anesthésie sont reçues l’après-midi entre 16h et 18h30.

Admission des Urgences Chirurgicales du lundi au samedi (admission de 9h à 18h30).

 

Motifs de consultation

 

Affections dentaires :

Traumatisme (fracture, luxation, coloration)

Malocclusion

Parodontite chronique, Parodontite agressive

 

Affections orales et maxillo faciales :

Stomatite, Bucco Stomatite

Affection des amygdales de la langue et du palais

Traumatisme des mâchoires (fracture/luxation …)

Cancérologie (tumeur bénigne, tumeur maligne - tête et cou)

 

Affections des glandes salivaires :

sialocèle

cancérologie

 

Affections des oreilles et cavités sinuso nasales :

otite externe chronique

otite moyenne chronique

rhinite chronique

sinusite chronique

tumeur cavités nasales, oreille externe et moyenne.

 

Points forts

 

Prise en charge et suivi par un vétérinaire spécialiste ou en cours de spécialisation.

Hospitalisation possible pour gestion de la douleur post opératoire et/ou soins intensifs (nuit/week-end/jour férié) avec présence d’un vétérinaire dédié 24h/24 et 7 jours/7.

Expertise reconnue au niveau national et européen en imagerie orale et maxillofaciale (Cône Beam CT), régénération osseuse (BCP-BRB), endodontie ultrasonique, résorptions dentaires féline.

Approche multidisciplinaire pour les cas lourds/complexes (neurologie, médecine, chirurgie, imagerie, biologie).

 

Tarifs principaux

Les tarifs (incluant 20% de TVA) dépendent du poids de l'animal, de la durée d'anesthésie éventuelle, d'éventuels bilans sanguins ou examens complémentaires, de la durée d'hospitalisation éventuelle. Les tarifs indiqués ci dessous peuvent varier et sont donnés à titre indicatif, incluant l'anesthésie éventuelle, hors frais de consultation (qui est systématique lorsqu'on réfère à un service), d'analyse ou d'hospitalisation éventuelle (la durée de celle ci pouvant être variable en fonction de la gravtié des signes cliniques).

NB : Les actes de scanner prescris par le consultant sont facturés 30€ de moins par rapport aux mêmes actes prescrits en direct aux radiologues.

Consultation dentisterie : 80€ TTC

Consultation dentisterie lapin : 60€ TTC

ACTES d'IMAGERIE (anesthésie incluse, hors hospitalisation et analyses éventuelles) :

Radio dentaire unité* ou denture complète** : à partir de 80*-170**€ TTC

Cône Beam CT NAC / dentaire / maxillofacial : à partir de 255 / 275 / 365€ TTC

CHIRURGIES ORL / MAXILLO-FACIAL (anesthésie incluse, hors hospitalisation et analyses éventuelles) :

Extraction complète stomatite féline : à partir de 980€ TTC

Extraction chirurgicale complexe : à partir de 520€ TTC

Traitement canalaire (dévitalisation) : à partir de 770€ TTC

Couronne dentaire métallique : à partir de 770€ TTC

TECABO (exérèse conduit auditif externe et ostéotomie latérale bulle tympanique) chat : à partir de 1005€ TTC

TECABO (exérèse conduit auditif externe et ostéotomie latérale bulle tympanique) chien : à partir de 1510€ TTC

Mandibulectomie segmentaire chat / chien : à partir de 770 / 1160€ TTC

Mandibulectomie totale chat / chien : à partir de 1005 / 1600€ TTC

Maxillectomie segmentaire chat / chien : à partir de 770 / 1285€ TTC

Stent naso-sinusal (implant inclu) : à partir de 3130€ TTC.

 

  • Dentiste Vétérinaire en quelques mots
    Dentiste Vétérinaire en quelques mots

    Le centre AzurVet prend en charge les affections dentaires, maxillo-faciales et ORL de votre compagnon et ce à l’aide des techniques et matériels médicaux modernes.

    Nous tenons compte des douleurs et infections maxillo-faciales et ORL bien souvent sous évaluées. Notre objectif est de traiter ces affections et d’offrir à votre compagnon un confort de vie et une longévité.

    La dentisterie vétérinaire traite des affections relatives à l’odontologie et la chirurgie maxillo-faciale.

    L’odontologie est l’équivalent de la dentisterie humaine et concerne les soins de la dent, de ses tissus de soutien, des articulations temporo-mandibulaires et des pathologies buccales.

    La chirurgie maxillo-faciale est une spécialité de la chirurgie prenant en charge les pathologies de la cavité buccale et de la face, tant dans le domaine chirurgical que le domaine médical (stomatologie).

  • Endodontie
    Endodontie

    Une dent cassée est avant tout une dent douloureuse et qui entretien dans le même temps une infection diffuse ou localisée de l’os environnant. Une dent qui a changé de couleur est elle aussi douloureuse car la pulpe dentaire est en fait nécrosée.

    L’endodontie consiste dans le traitement et la prévention des infections de la pulpe dentaire et aussi des infections des contours de l’extrémité (« apex »)  de la racine dentaire. L’intérieur du canal de la dent est parcouru par la pulpe dentaire, communément appelée le « nerf de la dent ».

    Nous réalisons un traitement d’endodontie suivant la situation clinique. Il existe deux grandes familles de soins:

    - pulpectomie partielle ou soins sur dent « vivante » (traumatisme inférieur à 3J)
    - pulpectomie totale ou traitement canalaire (dévitalisation.)

     

     

     

     

     

    L’endodontie est une branche de la médecine dentaire qui traite du diagnostic et du traitement des affections de la pulpe dentaire. La pulpe dentaire est aussi appelée communément le « le nerf  dentaire». Elle est le véritable tissu nourricier de la dent, se compose de nerfs, de vaisseaux sanguins et de tissu conjonctif et participe au développement de la dent à l’intérieur du canal dentaire.
    La dévitalisation, ou encore appelée « traitement canalaire », est un moyen efficace de conserver une dent qui serait autrement perdu et à l’origine de douleur parfois sévères.

    Quand doit en penser à une nécrose de la pulpe dentaire ?

    Si la pulpe se trouve en contact avec la plaque dentaire, la salive ou subit un choc ou ne blessure importante, alors en général elle ne peut pas cicatriser toute seule et voit sa vitalité disparaitre au profit d’une ischémie et une nécrose complète. Les causes les plus fréquentes de la mort de pulpe sont une fracture de la dent, un traumatisme (p. ex., coup sévère à la dent), une fissure de la racine ou de la gencive. Lorsqu'une la pulpe est exposée aux bactéries de la salive ou de la plaque dentaire, l’infection se développe  à l'intérieur de la dent et provoque une infection qui s’accumule à l'extrémité de la racine, formant un abcès. Finalement l'os soutenant la dent est détruit, et la douleur et le phlegmon accompagne souvent.

    Quels sont les symptômes d'une pulpe malade?

    Au départ, les symptômes peuvent varier d’une douleur légère à modérée qui dure de quelques jours à quelques semaines. L’animal montre une modification de son comportement de préhension, il refuse souvent à utiliser un côté de la gueule ou s’y reprend à plusieurs fois ; il peut aussi parfois se frotter le côté avec la patte ou contre le sol… Puis

    Comment est  réalisé un traitement canalaire ?

    Le canal de la racine est agrandi à l’aide d’une série de lime pour faciliter le nettoyage « débridement ». Tout au long de ce processus, le canal est rinçé avec une solution antiseptique qui vise à la fin (30-45 mn) à réaliser une véritable stérilisation chimique. Le canal est alors vide et stérile. Ensuite, le canal est séché et rempli d'un ciment dentaire et de matériau inerte élastique appelé gutta gutta-percha. Cette étape permet de rendre le canal étanche aux fluides environnant. Enfin, le site de la fracture et l'accès lieu (x) sont remplis à l’aide de matériaux de restauration dentaire pour prévenir la re contamination du système radiculaire et renforcer des risques d’usure par frottement. Toute cette procédure est effectuée sous anesthésie générale, et demande une grande précision et n contrôle radiographique per opératoire fréquent. Ce traitement est réalisé en une seule étape et l’animal peut rentrer à la maison dans l'après-midi.

    Quel est le taux de réussite d’une dévitalisation ?

    Des études indiquent que le contrôle de l’infection est satisfaisant dans plus de 90 % lorsque l’infectin de s’est pas encore organisée à l’apex de la racine (lésion périapicale). Dans le cas contraire seul un traitement en deux étapes chirurgicales permettra de conserver ce type de score thérapeutique : 1 étape : débridement du canal et pansement intra canalaire anti septique ; deuxième étape (3 sem): obturation.

    Quelles sont les Alternatives au traitement canalaire ?

    La seule alternative est l’extraction dentaire. Cela demande chez les carnivores compte tenu de la dimension des racines et notamment des canines et réaliser un abord chirurgical avec avec lambeau gingival et ostéoplastie.

    Est-il nécessaire de couronner une dent dévitalisée?

    Non. La nécessité d'une Couronne dépend du comportement de l’animal. Comme son plus grand soucis est la douleur, une attention particulière doit être apportée à la qualité du traitement canalaire. Une couronne est uiquement indiquée pur renfocer une dent qui serait trop exposée aux contraintes de mastication.

  • Cône Beam New Tom 5G

    Cône Beam New Tom 5G: tomographie volumique à faisceau conique

    L'introduction de la tomographie volumique à faisceau conique par l'industrie dentaire représente un « saut quantique » dans les capacités de planification de diagnostic et de traitement : à la pointe de cette révolution se situe la famille des Cones Beams NewTom, et notamment le 5G.

    Une seule capture du NewTom 5G permet un enregistrement dento-maxillo-faciale complet du patient soit une base de donnée d'images numériques à partir de laquelle plusieurs types d'images peuvent être créés en utilisant le logiciel informatique: reconstruction 3D, coupes axiale-sagitale-transverse, images panoramiques.

    Parce qu'il offre une imagerie précise à l’échelle 1:1 le Cone Beam élimine les erreurs d'agrandissement de la technologie de l'imagerie conventionnelle céphalométrique. En fait, cette nouvelle technologie d'imagerie est si puissante qu'elle est en train de devenir la norme de soins, surtout pour les spécialistes en implantologie, orthodontie, parodontologie, et chirurgie maxillo faciale humains.

     

     

     

     

     

     

    Parce que la technologie d'imagerie Cone Beam 3D est de loin supérieure à l'imagerie 2D classique, elle nous permet de mieux identifier les problèmes potentiels. Elle permet également d’identifier d'autres problèmes graves,  telles que les obstructions des voies aériennes et les anomalies des tissus mous, que les systèmes 2D ne peuvent tout simplement pas révéler. La précision améliorée et documentée des images CB3D aide à éviter les erreurs potentielles dues à la distorsion d'image et à un grossissement commun avec la technologie d'imagerie 2D.

    L’imagerie CB3D est caractérisée par:

    • Une précision extraordinaire(définition < 0.1mm)
    • Le temps de balayage rapide
    • Une réduction des doses de rayonnement
    • Des capacités de reconstruction d'image en trois dimensions inégalée.

    Sécurité aux rayonnements émis : parce que le rayonnement X n'est pas actif en permanence, la durée de 24 à 36 secondes nécessaire à chaque examen correspond en fait à seulement 4.3-7.3 s d'exposition aux radiations. Un total de 360-580 ​​images individuelles sont acquises, une (à deux) pour chaque degré de rotation. En outre le New Tom 5G incorpore la technologie Safe ™ qui détecte automatiquement la taille du patient et réduit automatiquement la dose de rayonnement de plus de 40% pour les jeunes, les patients plus petits, réduisant ainsi le rayonnement reçu.

    Reconstruction d'images et de rapports

    Lorsque l'analyse est terminée, le logiciel NNT du 5G reconstitue les images axiales les transformant en une base de données en trois dimensions, représentant l'anatomie complète du patient. Ce volume reconstruit compose d'une série d'images axiales, dont l'épaisseur peut être déterminée de 0,1 à 5 mm.
 Un nombre illimité de ces images de haute qualité peuvent être construites à partir du volume d'origine, offrant à l'opérateur la possibilité d'un rapport sur pratiquement toutes les facettes de l'anatomie du patient. Le logiciel NNT du New Tom 5G permet également de mesurer, de délimiter et de visualiser n'importe quel aspect.

    Scaner (CT) vs. Cone Beam 3D

    La technologie par tomodensitometrie (CT-Scan) utilise un faisceau en éventail très étroit qui tourne autour du patient pour acquérir une, ou plusieurs, tranche axiale mince (s) à chaque révolution. Pour reconstruire l'image d'une section d'anatomie, de nombreuses rotations doivent être faites, ce qui signifie une exposition aux radiations élevées. 
Avec le Cone Beam un faisceau conique est utilisé pour acquérir la totalité du volume en un seul passage autour du patient, ce qui entraîne une exposition au rayonnement beaucoup moins importante.

    Cone Beam 3D vs. imagerie 2D

    En 2D les lettres de ce diagramme se superposent ce qui rend délicat l’analyse de tous les détails. Avec l'imagerie volumétrique, on peut virtuellement supprimer uniquement un des volets particuliers (une tranche) pour l'examiner de façon claire et précise.

    INCLUDEPICTURE "http://www.imageworkscorporation.com/uploads/images/newtom/abcd.jpg" \* MERGEFORMATINET

    Nouvelles Normes de soins dentaires

    L'Académie américaine de radiologie buccale et maxillo (AAOMR) recommande l'utilisation du Cone Beam dans de nombreux cas impliquant l'évaluation des maladies parodontales, implantaire, et les lésions associées à une chirurgie orale ou maxillo-faciale. Ceci est une étape importante pour faire du CB3D la norme d'imagerie dans ces spécialités. Le CB3D est aussi en train de devenir la norme pour les orthodontistes....

    ORL et autres..

    Un des domaines les plus dynamiques pour la technologie de numérisation CB3D se rencontre  parmi les médecins et les chirurgiens ORL. Le CB3D devient la norme de soins pour cette branche de la médecine. Parce qu'il offre une précision de loin supérieure au scanner conventionnel, les examens CB3D sont maintenant utilisés non seulement pour l'imagerie diagnostique que pour les conditions telles que les fractures et autres traumatismes cranio-faciaux, ils sont également utilisés dans des applications intra-opératoire, en radiothérapie ou chirurgie pédiatrique.

    Comme pour de nombreuses spécialités dentaires, l'imagerie par Cone Beam 3D modifie le paradigme de soins pour les spécialistes en ORL et chirurgie maxillo-faciale.

  • Parodontologie
    Parodontologie

    Que faire après un détartrage et surtout que faire pour qu'un détartrage soit
    réellement efficace ?

    En parodontologie nous soignons les gencives et les tissus de soutien de la dent. En préalable à tout soin, nous réalisons un bilan dentaire complet et un bilan radiographique dentaire adapté. Notre objectif thérapeutique est d'être utile à l'animal en soulageant sa douleur et supprimant les infections chroniques en cours.

    Les affections rencontrées peuvent être particulièrement sévère et associées à une composante génétique ou familiale : ex / parodontite agressive ; stomatite para dentaire, parodontite nécrosante.

    Les techniques chirurgicales utilisées sont plus ou moins élaborées en fonction des besoins rencontrés :

    • débridement sous gingival ultra sonique, curetage radiculaire
    • greffe de gencive
    • régénération osseuse, implantologie
    • extractions dentaires chirurgicales

     

    Maladie parodontale

     

     

     

     

    Gérer la maladie parodontale

    La Maladie parodontale est la maladie infectieuse la plus fréquente en médecine vétérinaire. 
    Les cas référé au centre AzurVet sont en général des situations avancées ou associé à une demande expresse de soins conservateurs. La maladie parodontale sous sa forme chronique est en général facilement contrôlée par des soins dentaires. Elle peut être considéré comme localisée ou généralisée si plus de 70% de la denture est affectée. Le centre prend en charge les cas difficile aggravé, avec démonstration des règles d’hygiène et surtout un bilan dentaire radiologique qui permet de préciser l’état de l’os alvéolaire qui soutient les dents de votre compagnon et précise alors l’intérêt de conserver les dents à l’aide de technique spécifiques ou mieux alors d’extraire la dent.

    En certaines situations la maladie parodontale est qualifiée d’agressive ou d’ulcéro-nécrotique. Ces affections sont dits localisée lorsque 30 % de la denture et affectées et généralisée au-delà. Il est alors délicat et difficile de contrôler cette affection et bien maitriser les connaissances et traitement d’usages en parodontologie s’avère ici fondamental. En ces cas il est recommandé de référé au centre VetDentis pour contrôler le plus rapidement possible cette inflammation qui peut être réellement invalidante, douloureuse  et  très destructrice...

    La Maladie parodontale est un processus dans lequel les bactéries et surtout  la plaque dentaire sont toujours au centre de la problématique. Il faut prendre conscience que le déchaussement dentaire ne doit pas être attendu comme une fatalité mais plus comme un problème car pendant tout ce temps, l’os alvéolaire subit une lyse sévère qui se répercute au niveau de l’organisme général et ce par le concours des cytokines inflammatoires délétères qui se propagent via et le flux sanguin pour se fixer au final sur divers  organes tels que le cœur, les poumons ou encore le système endocrinien (diabète).

  • Traumatologie maxillo-faciale
    Traumatologie maxillo-faciale

    La traumatologie maxillo-faciale chez les carnivores est rapidement associée à un état critique de l’animal.  Le traumatisme engendre des troubles de la préhension alimentaire, une salivation anormale, l’impossibilité de toilettage ou d’aboiement, etc... La présence de plaies buccales, de lésions dento-alvéolaires concomitantes à la fracture osseuse proprement dite demande de la part du chirurgien une bonne compréhension des fondamentaux de la dentisterie vétérinaire.

    Cette discipline chirurgicale a fait de considérables progrès depuis quelques années avec notamment le développement de techniques telles que les prothèses acryliques inter dentaires intra orales et les implants maxillo-faciaux en titane.

    Les pathologies associées au traumatisme de la face peuvent comprendre les communication oro-nasales, les fractures des mâchoires, les instabilités ou fractures de l’articulation temporo- mandibulaire, le syndrome gueule ouverte, le syndrome gueule fermée, les luxations des babines et des lèvres et les traumatisme du parodonte. Plusieurs techniques sont à notre disposition. Un choix raisonné permet la plupart du temps d’aboutir à un résultat fonctionnel très satisfaisant.

     

     

     

     

  • Cancérologie maxillo-faciale
    Cancérologie maxillo-faciale

    Les tumeurs de la face et des mâchoires sont maintenant bien soignées grâce à une prise en charge chirurgicale plus précoce, plus efficace (« chirurgie agressive »). Le traitement a pour objectif d’exciser la tumeur afin de guérir l’animal ou ralentir l’évolution de la maladie en d’autres circonstances.
    Le confort et le bien-être de l’animal est toujours notre premier souci, ils méritent toujours toute l’attention de notre équipe ainsi que les explications les plus sincères sur les attendus de l’opération.
    La première consultation permet de discuter du pronostic afin que la décision thérapeutique soit construite en commun sur une base d’information éclairée. Un bilan d’extension est réalisé en première intention afin de répondre aux questions évoquées ci-dessus. Les tumeurs des mâchoires, de la face, du nez, de l’oreille et de la sphère oculaire sont variées et opérées en fonction de l’extension relevée et du diagnostic histologique.

    Les tumeurs maxillo faciales passent souvent inaperçues jusqu'à ce qu’elles atteignent un stade avancé. Il faut prendre garde des faut semblant et ne pas se fier à l’apparence de la masse mais toujours demander une biopsie qui est l’élément essentiel pour la précision du diagnostic. Par la suite une approche systématique doit être engagée qui permet de dessiner les contours du traitement et du pronostic.

    Les points importants étudiés au cours de l’examen initial sont la mesure de la masse, sa localisation, une analyse du drainage lymphatique et du thorax pour détecter tout signe de métastase éventuel. Cet examen est plus précis sous anesthésie générale ce qui permet dans le même temps de réaliser  un examen radiographique intra oral, complétés souvent par la réalisation d’un cône beam (New Tom 5G). Selon la taille, l'emplacement et la preuve d'une implication de l'os, une biopsie incision ou excision est effectuée. Une ponction à l’aiguille fine permet une analyse du drainage lymphatique local (ganglion mandibulaire), elle est parfois complété par une analyse histologique du ganglion régional après un abord chirurgical (ganglion rétro pharyngé médial : ganglion collecteur des informations de la face et véritable sentinelle d’une présence de métastase).
    La taille de la tumeur, le type de la tumeur et les résultats du bilan d’extension vont définir la stratégie de traitement.

    Par exemple, un carcinome épidermoïde de la gencive offre un pronostic meilleur que celui de la langue ou de la région amygdalienne ; un mélanome malin à une forte prédisposition aux métastases, alors qu’un plasmocytome  métastase tardivement et qu’un améloblastome est toujours  bénin. Le client sera donc informé et conseillé sur le pronostic, le résultat fonctionnel, le contrôle de la douleur et aussi l’apparence cosmétique post opératoire.

    Voici quelques exemples de tumeurs bénignes courantes :

    Fibrome odontogène périphérique

     

    Odontome

     

    Ameloblastome intra osseux

     

    Voici quelques exemples de tumeurs malignes fréquentes :

    Mélanome

     

    Carcinome

     

    Fibrosarcome

     

    Voici quelques exemples de résultats fonctionnels :

    Maxillectomie

  • Glandes salivaires

    Les glandes salivaires majeures des carnivores sont au nombre de 4 : parotide, zygomatique, mandibulaire, et sous linguale. De très nombreuses glandes mineures viennent compléter  la production de salive de telle sorte que le syndrome de la gueule sèche n’est pas rencontré.

    Les affections les plus fréquemment rencontrées et soignées sont : la « grenouillette », le « muccocoèle », les inflammations nécrosantes et les kystes et tumeurs.

     

     

     

  • Dentisterie restauratrice et prothèse

    La prothèse dentaire

    La prothèse dentaire est utile en certaine circonstance. Elle a pour rôle de remplacer la dent absente ou le plus souvent de renforcer la dent fracturée ou usée. L'acte permettra de reconstituer une dent trop délabrée grâce à une couronne, en métal ou en céramique. 

    La prothèse dentaire est toujours réalisée après le traitement préalable de la pulpe dentaire et de l’intégrité parodontale. La douleur pulpaire ou du péri apex et le déchaussement radiculaire sont toujours responsables des échecs fonctionnels en dentisterie vétérinaire.

    Nous travaillons en association avec un prothésiste dentaire humain qui étudie au mieux forme et alliage afin d’optimiser la fonction recherchée.

    La prothèse ne dispense en aucune manière d’une hygiène bucco-dentaire rigoureuse. Les dents des carnivores, même couronnées, étant sensibles aux inflammations  parodontales.

     

    Une bonne santé orale et des dents saines sont importantes pour l'état général et le bien-être de nos animaux de compagnie. En fait, nos animaux de compagnie utilisent leurs dents et la gueule comme nous utilisons nos mains pour saisir et interagir avec leur environnement. Donc la réparation d'une dent endommagée est importante. Le facteur important est avant tout de soulager la douleur, mais restituer la fonction de dent est parfois un facteur du maintien de la santé orale et une valuer fonctionnelle importante.

    Les matériaux dentaires utilisés en dentisterie vétérinaire sont les mêmes que ceux utilisés en  dentisterie humaine. En fait, des modèles dentaires sont envoyés à un laboratoire dentaire humain pour la fabrication de couronnes (idem pourles appareils orthodontiques dynamique fixes). Nous utilisons aussi les résines photo polymérisables afin d’améliorer la qualité des restaurations dentaires des cavités réalisées au niveau de l’émail et la dentine. 

    Un traumatisme peut occasionner une fracture de la dent ou une dis coloration permanente. Dans les deux cas une inflammation sévère détruit la pulpe dentaire (le nerf de la dent) responsable alors  
    Une dent fracturée permet aux bactéries de la cavité buccale de se développer à l'intérieur de la dent et induit une nécrose de la pulpe dentaire et finalement un abcès de la  racine dentaire. Nous recommandons une dévitalisation ou traitelement canalaire afin d’extirper  la pulpe infectée, de désinfecter le canal de la dent et finir par la restauration de l’accès au canal dentaire. Alors le trou d'accès et le site de fracture sont remplis ou scellés par une restauration composée d’un ciment glass ionomère assurant un couple étanchéité - adhésion à la surface de la racine dentaire et une résine composite assurant une résistance à l’usure importante.

    Certains de ces animaux de compagnie continueront malgré tout à forcer ou user ces dents fracturées. On utilisera alors des couronnes métallique coulées à la forme de la dent pour protéger celle-ci et les renforcer des traumatismes quotidiens. Les couronnes céramiques ont un aspect beaucoup plus satisfaisant mais demeurent beaucoup trop fragiles pour l’usage fait par les chiens.

    On observe sur certains animaux réputés anxieux ou « mangeur de cage » une usure excessives sur la face arrière des canines. Cette usure affaiblit énormément la dent la rendant plus favorable à la fracture. Une couronne trois-quarts protège efficacement la dent de nouveaux dégâts et assure une fonction durable de la dent .

    Les chiens peuvent avoir un défaut congénital de l'émail appelé hypoplasie de l’émail. Ce défaut expose la dentine sous-jacente et rend la dent sensible, poreuse. Une restauration composite protège les structures intérieures, scelle essentiellement la surface de la dent et fournit une surface plus lisse pour le brossage dentaire. Ces soins sont cependant réservés aux animaux dont la capacité de jeux de mordants est faible à modéré.

     

     

  • Anesthésie douleur

    Prévention de la douleur

    La dentisterie vétérinaire est avant tout une discipline prenant en charge la douleur animale et  l’infection associée aux inflammations en cours. Afin de garantir le confort post-opératoire de votre animal nous nous efforçons de respecter les règles actuelles de la chirurgie atraumatique et d’utiliser les médicaments antalgiques les plus efficaces. Un bilan sanguin préopératoire est adapté à l’âge de votre compagnon. Nous utilisons un protocole analgésique à plusieurs composantes (multimodal): analgésie pré opératoire, analgésie loco régionale per opératoire, perfusion antalgiques per opératoire et post opératoire, réveil en zone calme, analgésie par voie orale les jours suivant l’opération.

    Une anesthésie générale est requise pour toutes les interventions que nous réalisons sur votre compagnon. Cela permet d'immobiliser le patient mais aussi de bloquer l’apparition de toute douleur. Le risque associé à l'anesthésie est bien sur la principale préoccupation, mais il est utile de rappeler que dans la majorité des cas les avantages d'une procédure chirurgicale dépassent largement le risque de l’utilisation de l'anesthésie générale. 

     

     

    En collaboration avec votre vétérinaire, un examen pré anesthésique approprié sera réalisé permettant de préciser l’état de santé le jour même de la chirurgie. Cela peut comprendre une prise de sang ou d'urine, un examen  physique complet et si nécessaire un EKG ou des radiographies. Basé sur les résultats, l'âge et la longueur de la procédure un protocole adapté est sélectionné. 

    Une tranquillisation préalable (pré anesthésie) est réalisée par injection intra musculaire. Elle assure le calme et l’absence d’anxiété de l’animal, mais permet aussi de mieux prévenir l’apparition de la douleur.

     

    Puis un agent anesthésique de courte action est injecté par voie veineuse permet la mise en place d'une sonde dans la trachée (endotrachéale) afin de sécuriser le cours de l’anesthésie générale. Les voies respiratoires durant la procédure sont protégées, et un échange de gaz anesthésiant et établi au niveau des poumons. L'agent anesthésique inhalé (Isoflurane) est un liquide transporté par de l'oxygène au passage du vaporisateur. Le vaporisateur contrôle la quantité (%) de l’anesthésique dans l’oxygène que reçoit votre animal et détermine donc la concentration sanguine Isoflurane circulant. En fin de chirurgie, la récupération de l’animal est très rapide suite à l’échange inverse de l’Isoflurane de la circulation sanguine vers les alvéoles pulmonaires.

    Chaque animal est surveillé constamment pendant la procédure. Le technicien évaluera la fréquence cardiaque de l'animal, la vitesse de la respiration, les réflexes, la couleur des muqueuses et le tonus de la mâchoire pour évaluer la profondeur de l'anesthésie. Ces paramètres sont mieux interprétés par l’utilisation systématique des moniteurs d’anesthésie. Ces moniteurs mesure en continu : fréquence respiratoire, saturation en oxygène, courbe de la concentration du dioxyde de carbone expiré, tension artérielle et la température centrale.

    Une perfusion de fluide intraveineux est toujours assurée. Cette thérapie aide à maintenir la pression sanguine un animal de compagnie pendant et après la procédure. Chez les patients avec des conditions spéciales le débit administré avec électrolytes ou solutions colloïdales et surveillance par électronique précis fluide faste.
    Le Contrôle de la douleur est assuré par un blocage « multimodale » des stimulations douloureuses. En stomatologie et dentisterie vétérinaire, nous privilégions la  prévention de la douleur à chaque étape du traitement du patient : préopératoire, per-opératoire et post-opératoire. 

    En pré anesthésie, une première approche est réalisée par l’utilisation des molécules les plus puissantes par voie générale. Ce premier blocage est complété en début d’intervention par le blocage des stimulations du nerf parcourant la zone à traiter (analgésie loco régionale ou analgésie locale). Cette deuxième approche peut être augmentée par l’utilisation de micro perfusion continue de molécule antalgique pendant l’intervention. Enfin en fin d’intervention, un relais injectable est assuré pour prolonger les effets obtenus sur 24 heures.

    Dans les cas extrêmes une hospitalisation est assurée afin de prolonger les micro perfusions pendant 2 à 3 journées seules à mêmes parfois de contrôler les symptômes observés. Cette approche moderne du contrôle de la douleur limite considérablement l'inconfort de votre animal et améliore considérablement la vitesse de récupération de l’anesthésie générale ainsi que raccourci tout autant le délai de cicatrisations observées.

  • Fente labiale ou palatine
    Fente labiale ou palatine

    La chirurgie du palais occupe une place particulière en chirurgie maxillo-faciale. Le défaut palatin est d’origine congénitale ou acquise. Il est par contre toujours associé à un mauvais confort de vie avec une rhinite chronique très sévère, une lyse des os de la face et notamment du palais importante et au final un amaigrissement marqué.

    Le palais est une muqueuse non élastique et la fermeture physiologique d’un défaut demande une analyse fine et complète des contraintes anatomiques en cours. Il est fondamental de bien garder à l’esprit que la première tentative chirurgicale et celle qui a toute les chances de recourir au succès. Ainsi nul n’est besoin de se précipiter mais par contre on aura toujours raison de bien mettre en place toute les chances de son côté ; du point de vue technique opératoire ou aussi bilan lésionnel pré opératoire.

    Dans notre pratique nous utilisons les techniques de greffe et  déplacement de lambeaux palatins ou muqueux pédiculées, suivant les contraintes rencontrées. Dans les situations extrêmes une prothèse intra orale est proposée comme alternative thérapeutique à une chirurgie jugée parfois impossible.

     

     

  • Radiologie dentaire ou rétro alvéolaire

    Radiographies

    Les radiographies intra orales sont depuis longtemps un standard en dentisterie humaine. Récemment, elles sont devenus un outil indispensable dans la gestion des traitements bucco-dentaires en médecine vétérinaire. Elles permettent d'obtenir un diagnostic précis sans la superposition des autres structures faciales et donc de formuler un plan de traitement efficace.  Chaque patient admis pour soins dentaires bénéficiera du nombre adéquat de radiographies rétro alvéolaires avant, pendant et après l’intervention.

    Les radiographies sont enregistrées dans le dossier médical de l’animal et sont donc partagées avec le propriétaire. De cette façon vous pouvez mieux comprendre l'état d’avancement de la maladie dentaire de votre animal, la nécessité du traitement effectué et l'importance des visites de suivi ou des soins à domicile proposés. Il ne faut pas oublier qu’une grande partie de la dent se situe sous les gencives (2/3). La seule façon d'évaluer la structure de la racine, l'intérieur de la dent et l'os supportant la dent est de prendre des radiographies rétro alvéolaires.

     

     

     

     

     

     

     

    Équipement radiographique

    Le générateur à Rayons X que nous utilisons en dentisterie vétérinaire est le même que chez  votre dentiste mis à part des pré configurations techniques pour les chiens et les chats. L’unité de radiographie dentaire est suspendue à un bras articulé qui permet un positionnement précis au dessus de l'animal placer sous anesthésie générale. De ce fait un déplacement minimal du patient est nécessaire.
    Les films argentiques sont remplacés maintenant par des capteurs numériques (Cmos) qui transcrivent une image radiologique quasi instantanément. Le capteur est placé dans la bouche de l'animal et l'unité de rayons x est alors positionnée en utilisant la technique de l'angle parallèles ou de la bissectrice afin de reproduire une image anatomique sans déformation. 
    La radiographie est validée sur l’écran vidéo en quelques secondes, répertoriée et archivée.

    Intérêts de la radiologie rétro alvéolaire :

    Seules les radiographies dentaires montrent les détails les plus fins des dents et de ses tissus de soutien. Voici quelques exemples :

    Abcès d’une racines dentaire R1
    Dents de chats avec perte osseuse sévère R2
    Dent adulte en phase d’egression R3
    Stabilisation d’une fracture de la mâchoire par l’utilisation de prothèse métallique. R4

    Les indications d’utilisation de la radiologie dentaire :

    Les radiographies dentaires sont recommandées pour les animaux de compagnie en présence de :

    1. Maladie parodontale chronique modérée ou avancée ; cela permet une meilleure planification du traitement et des soins de suivi si nous voyons ce qui se passe en dessous des gencives. Une radiographie montre aussi l'étendue de la maladie et permet de prévenir une fracture de racine dentaire ou de la mâchoire pendant les extractions.
    2. Extraction dentaire ; pour évaluer la forme, la positon, les éventuelles infections ou résorptions : ankylose de la racine dentaire ; pour retirer plus facilement les extrémités de racines dentaires fracturés.
    3. Usure par attrition, ou abrasion ; modification de la coloration de la couronne dentaire ; ouverture et exposition orale du canal dentaire.
    4. Persistance anormale de la dentition de lait (dents déciduales).
    5. Lésions de résorptions (cavités) multiples félines. Le traitement est tributaire de la structure de la racine, de la présence ou absence d'infection, et de l’inflammation osseuse adjacente
    6. Stomatite ; Maladie parodontale agressive.
    7. Masse buccale, tumeurs et gonflements maxillo faciale. L’aide au diagnostic de fistule (oro-nasale infections de la cavité buccale et la cavité nasale) et la planification du traitement.
    8. Dents absentes.
    9. Suivit de traitement spécifiques : dévitalisation, traitement d'orthodontie, fracture de mâchoire,...

     

  • Palais, naso pharynx

    En cours

  • Rhinologie

    En cours

  • Lapins et rongeurs

    Les otites externes ou inflammation du pavillon auriculaire et/ou des conduits auditifs

    Le lapin (lagomorphe) et les rongeurs possèdent des dents adaptées à leur régime alimentaire herbivore.

    Les incisives et « molaires » (prémolaires et molaires) ne possèdent pas de racines à proprement parlé et procèdent donc d’une croissance continue de la couronne dentaire issue d’un bourgeon dentaire apical permanent (Dent aradiculaire hypsodontes).
    Parmi les Rongeurs, seuls le Cochon d’inde, l’octodon et le Chinchilla (Caviomorphe) ont des molaires de type hypsodonte. Les Myomorphes (rat, souris, hamster, gerbille) ont des molaires de type brachyodonte (ratio couronne / racine faible).
    Le lapin possède 28 dents. Les 6 incisives (4 maxillaires et 2 mandibulaires) ont une croissance coronaire hebdomadaire de l’ordre de 2mm. Les 10 prémolaires et 12 molaires sont arrangées sous la forme de « tables des molaires » et ont une croissance coronaire plus modérée et non déterminée.

    La malocclusion dentaire est considérée comme une conséquence d’un régime alimentaire inapproprié ou d’une dysharmonie d’origine génétique de la croissance maxillo-faciale. Il en résulte une usure des surfaces dentaires (couronnes dentaires buccales) non homogène.
    On observe avec le temps une usure dentaire non homogène et une vitesse de croissance du bourgeon apical anormalement importante.
    Des facteurs d’ordre génétiques, diététiques et métaboliques participent probablement aussi au développement de cette entité clinique. L’inter relation de ces différents éléments est toujours à l’heure actuelle un sujet de débat : les troubles de l’occlusion dentaire du lapin sont considérés comme une entité d’origine multi factorielle.

    L’hyper élongation des incisives est certainement la malocclusion la plus évidente en situation clinique. Elle reste cependant marginale en terme de fréquence au regard des troubles de l’occlusion des « molaires ». Ceux-ci sont considérés comme l’entité essentielle et précèdent la plupart du temps les troubles de l’occlusion des incisives.
    La douleur est toujours présente même si d’intensité ou d’expression variable suivant les individus. Le signe essentiel associé est généralement la dysorexie ou l’anorexie ainsi que l’hyper salivation marquée par une humidification des poils de l’encolure. La perte de poids peut être un signe de mal digestion signe avant coureur de trouble de l’occlusion dentaire.
    On retrouvera ces lésions en présence d’un abcès facial.

    L’examen clinique intra oral recherche des signes de :
    Hyper élongation coronaire ; spicules dentaires mandibulaires linguaux ; spicules dentaires maxillaires jugaux ; ulcération ou plaie traumatique linguale, pont dentaire des prémolaires inférieures (cobaye).

    Douleur anesthésie Alimentation

    La gestion de la douleur est un point clé de la prise en charge globale de la malocclusion. Les lésions secondaires (ulcères, plaies, stomatites) restent douloureuses, même après le traitement étiologique. L’administration de morphiniques et d’AINS, associée à des gavages à l’aide de produits adaptés (Poudre de foins) doit être envisagée avant et après le traitement de la malocclusion. Celle-ci est réalisée sous anesthésie générale, à l’Isoflurane à l’aide d’un masque placé sur le nez ou éventuellement en anesthésie fixe.

    L’examen intra oral est essentiellement visuel. Il est dirigé à l’aide de l’abaisse langue en bois et d’une precelle. Une sonde parodontale est systématiquement utilisée afin d’évaluer la compaction alimentaire inter dentaire ainsi que l’évolution de poche parodontale.
    L’utilisation d’une caméra intra orale ou d’un endoscope rigide facilité l’examen de lésions fines et renforce la communication avec le propriétaire.
    L’examen radiographique permet de mieux évaluer l’importance de la couronne dentaire sous gingivale (Panoramique Cone Beam 5G).

    Occlusion des incisives 

    Le biseau occlusal des incisives est dirigé de l’extérieur vers l’intérieur car l’émail ne recouvre que la partie vestibulaire de la dent. Il est important de bien respecter cet angle de correction. L’utilisation d’instrument rotatif sous légère irrigation est possible aussi sans anesthésie et requiert alors la protection de l’abaisse langue en arrière des incisives.

    Occlusion des « molaires » 

    Les fraises dentaires sont utilisées sans irrigation per opératoire car l’animal est rarement intubé. La protection de la langue et de la joue est assurée par l’abaisse langue et l’écarte joue. Il est important d’humidifier fréquemment la surface occlusale afin de diminuer autant que faire ce peux le risque de pulpite iatrogène.

    Le contrôle post opératoire montre une table des molaires qui doit être lisse au toucher sans aspérité occlusale, linguale ou buccale.
    Le niveau de réduction est dicté par une lecture radiographique post opératoire ainsi que l’évaluation de mouvements masticatoires forcés.
    En certaine circonstance la coronoplastie est poursuivie sur la couronne dentaire sous gingivale. Dans ces conditions il apparaît opportun de raccourcir l’intervalle de soins (< 3 mois) afin de rectifier plus rapidement la hauteur des couronnes dentaires buccales.

    Extractions incisives

    L’extraction complète des incisives est réalisée chez le lapin en cas de récidives rapprochées de la malocclusion. Afin d'éviter les repousses ultérieures, il convient d’extraire le bourgeon germinal avec la dent. La présence du bourgeon germinal s'observe facilement par son aspect globuleux, mou et brillant à la racine de la dent. Dans le cas contrairement, il est toujours possible de le détruire à l'aide d'une aiguille introduite dans l'orifice alvéolaire. Ce dernier est ensuite rincé avant d'être suturé à l'aide d'un point simple au monofil résorbable. Cette suture est facultative et doit même être évitée en cas d'abcès dentaire.

blue
dark
green
red